Actualités


Notre page Facebook


Mars 2017.


Chateau d'arque vue du ciel.
Vidéo


Marché de Noël le 11 Décembre 2016 à Martin église

Calendrier 2017 en vente


plan2016.jpg

Son Histoire



Profitant de la minorité du duc de Normandie Guillaume Ier le Conquérant (1035-1087), le Comte Guillaume de Talou (ancienne région au nord du Pays de Caux), fils du défunt duc de Normandie Richard II (996-1026) et donc oncle du jeune duc, érigea à Arques sans doute peu après 1037, une enceinte de pierre ovoïde avec, pour tout passage, une porte aménagée à même le mur, protégée par une tour sans doute en matériaux légers et la tour maîtresse ou donjon en bois au sommet d'un éperon rocheux qui épouse la déclivité naturelle du sol. Une fois la forteresse érigée, un profond fossé est creusé autour.
En 1040, ce Guillaume d'Arques était tellement sûr de son indépendance qu'il n'hésitait pas à s'intituler "comte par la grâce de Dieu", remettant ainsi directement en cause le lien vassalique qui le subordonnait à son neveu. Probablement en 1052, Guillaume le Conquérant repris la main et imposa, conformément au droit féodal normand, la présence d'une garnison à ses ordres derrière les murailles. Mais Guillaume d'Arques parvint à circonvenir les hommes du duc dès 1053 et se rendit maître de la place. Guillaume le Conquérant réagit promptement en venant l'assiéger et obtint sa reddition un an plus tard après l'avoir réduit à la famine (1054)- siège mené par un de ses fidèles chevaliers Gautier Giffard qui deviendra après la bataille de Hasting (1066) Seigneur de Longueville, château situé à quelques kilomètres d'Arques.

Le château joua un rôle important dans la lutte que se livrèrent les trois fils et héritiers de Guillaume le Conquérant. Ce fut finalement le plus jeune, Henri Beauclerc (1100-1135) qui l'emporta. Il fit construire à Arques vers 1123 un gros donjon quadrangulaire à contreforts ainsi que de la tour porte. Il était coutumier du fait et avait notamment procédé de même à Caen, Domfront et Falaise.
A chaque fléchissement de l'autorité ducale, Arques se trouva propulsé sur le devant de la scène. Durant la crise qui opposa Etienne de Blois à Geoffroi Plantagenêt (1135-1144), elle fut encore l'objet d'âpres disputes. De même entre 1194 et 1199, Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste ne cessèrent de s'affronter pour sa possession. Lors de la conquête de la Normandie par Philippe Auguste en 1204, il fut l'un des derniers châteaux aux mains de Jean Sans Terre. C'est durant cette période que l'on construit les différentes tours sur l'enceinte primitive ainsi que les souterrains.
S'en suit une période calme où l'on entretient le château qui ne sera troublée que ? ou ne sera pas ? par la guerre de cent ans, le château passe des français aux anglais qui maintiennent toujours une importante garnison. Pris par les armées du roi d'Angleterre Henri V en 1419-1420 suite à la chute de Rouen, Jeanne d'Arc y fit une étape sur la route qui la mena comme prisonnière de Compiègne à Rouen (1430). En 1449 les Dieppois qui assiègent le château on déjà pris le bel depuis deux mois, la prise de Rouen par Charles VII et la reddition de Somerset (1449) remet le château d'Arques dans l'orbite de la couronne de France.

Le vieux château n'en avait pas pour autant fini avec la guerre. Le duc de Bourgogne Charles le Téméraire dévasta les faubourgs de Dieppe et Arques en 1472, mais le château résiste de nouveau. C'est à partir de cette période que l'on va entreprendre la dernière phase des travaux et son aménagement aux armes à feu. Un corps avancé formant un bastion fut érigé à partir 1500. Chassé par les Protestants de Dieppe, le duc de Bouillon s'y réfugia en 1562. Mais c'est en 1589 que la place reçut son nom d'Arques-la-Bataille. Le roi Henri IV et ses troupes, solidement retranchés autour de la forteresse, y repoussèrent une armée de 30 000 catholiques.

Vint alors le temps de la déchéance. Le château fut abandonné par les militaires en 1668 et Louis XIV le déclassa en 1708 et déclara la vieille citadelle "impropre au service". Le démantèlement de l'édifice commence au milieu du XVIIIème siècle. Louis XVI désaffecte la citadelle et Gabriel de Clieu, officier Dieppois est autorisé à prélever des pierres pour la construction de son château à Derchigny, village situé à quelques kilomètres de Dieppe, puis les religieux et enfin les habitants d'Arques sont autorisés à en prendre les pierres. En quelques années le château est devenu une carrière de pierre. 1793, le monument est vendu comme bien national.
En 1836, une bande noire c’est quoi ça ?se propose d'en assurer la démolition complète et d'en revendre les matériaux. Un mouvement d'intérêt pour cette ruine formidable s'organise autour d'Achille Déville (directeur du musée des antiquités de Rouen). Mme Reiset, veuve de J.Reiset (ancien receveur-général du département), amateur passionné, l'achète pour lui éviter cette destruction. En 1845, Jules Reiset fait commander le bas relief représentant Henri IV le jour de la bataille d'Arques. Il est inauguré le 21 seprtembre1845, jour d'anniversaire de la bataille. En 1860, des pièces furent aménagées en musée.
En 1868, l'état en devient propriétaire et le classe Monument Historique en 1875. Ce musée existait encore à la veille de la guerre 14-18, voir même après, mais ferma définitivement en 1939. Pendant la seconde guerre mondiale il fut occupé par l'armée allemande. Il servit de poste de surveillance avec D.C.A et un dépôt de munitions y fut même installé. Avant de partir les occupants font sauter le stock de munition qui endommage le château et détruit la tour porte sud.
A la fin des années 70, un gardien commentait des visites. Puis en 2000 le château baisse sa herse pour des raisons de sécurité, il n'est plus accessible au public.
Mise à Jour 25/04/2017
Association loi 1901
2012-2017 Sauvegardons le château d'Arques
www.lws.fr