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Chateau d'arque vue du ciel.
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Bataille d'Arques 21 septembre 1589




Récit de la bataille d'Arques qui dura du 6 septembre au 6 octobre 1589 opposant Henri IV Roi de France et de Navarre protestant au duc de Mayenne et la Ligue Catholique.

Contexte

Après avoir perdu la bataille de Saint Quentin en 1557 et signé le traité de Cateau-Cambrésis le 3 avril 1559, la France voit l'affaiblissement de sa suprématie au profit du roi d'Espagne Philippe II. L’Espagne, la France et l'Angleterre entrent alors en guerre civile. La guerre européenne va être stoppée nette et les efforts des pays se concentrent sur les guerres intérieures.

En France, huit atroces guerres de religion se succèdent de 1562 à 1598. Toutes les couches de la population se divisent en deux clans fanatiquement antagonistes : catholiques contre protestants, Ligueurs contre Huguenots. Tandis que certains protestants veulent entraîner la France dans une guerre suicide contre la catholique Espagne, les enragés ultra-catholiques de la Sainte Ligue font vaciller le trône de France. De part et d'autre, ce n'est que boucherie, dont la plus tristement célèbre est le massacre de la Saint Barthélémy le 24 août 1572. Ces guerres de religions font vaciller le pouvoir royal. Tentant de contrôler la Ligue, Henri III s'en déclare le chef le 7 juillet 1585. Pour donner des gages à la Ligue, il publie l'édit de Nemours le 18 juillet 1585 qui interdit le culte protestant et déchoit Henri de Navarre (futur Henri IV) et Condé de leurs droits. Après la perte de Paris le 12 mai 1588 au profit du duc de Guise la ville se déclare pour la Ligue. Le roi Henri III profite des états généraux pour faire assassiner les chefs de la Ligue, le Duc de Guise et son frère le cardinal de Lorraine en décembre 1588. A la nouvelle de l'assassinat leurs chefs, la Ligue rompt tout contact avec le roi déclaré tyran et traître à la cause catholique. Le duc de Mayenne frère des deux victimes est le nouveau chef de la Ligue, il prend alors le contrôle de Paris. Henri III n'a plus d'autre solution pour sauver son trône que de s'allier aux protestants. Il se réconcilie avec Henri de Navarre et ils unissent leurs forces pour assiéger Paris. Entre temps Henri III est assassiné à Saint-Cloud le 1er août 1589 par un moine fanatique, amenant ainsi Henri de Navarre chef protestant à être le nouveau roi de France sous le nom Henri IV. Il lève le siège de Paris.

La bataille

A son avènement, une partie de l'armée royale lui fait défection et passe de 40 000 à 18 000 hommes. Pour s'assurer la prise de Paris, il divise son armée pour contrôler les provinces périphériques et bloquer les voies de ravitaillement. Il confie au Duc de Longueville la Picardie et le Valois, au Duc d'Aumont la Champagne et se charge de la Normandie où l'attendent des renforts venus d’Angleterre promis par la reine Elisabeth. Parti de Poissy, il vint à se reposer à Clermont en s'assurant au passage de la place de Creil, passe par Meru au nord de paris et prend la route de la Normandie avec 3 000 hommes d'infanterie, deux régiments suisses et 1 200 chevaux. De passage à Gournay qui lui ouvre ses portes, il reçut du duc de Montpensier, gouverneur de Normandie, un renfort de 2 500 hommes d'infanterie et 200 gendarmes. Henri IV, le 22 août 1589, s'avança jusqu'à Rouen par Pont-st-Pierre sans en faire le siège. Le 24 août 1589, il arrive aux abords de Rouen et installe son camp dans la ville de Darnétal. Il s'en suit quelques escarmouches autour du fort Ste Catherine. Pendant ce temps deux nobles normand Havot et Alligre prirent 200 cavaliers pour reprendre la ville de Drincourt (Neufchatel-en-bray) alors aux mains de la Ligue et gouvernée par le Sieur Catillou. Arrivant sur place, les troupes de Catillou au nombre de 1 500 hommes à pied et 100 chevaux prirent la fuite devant cette noble troupe. Sur ce et sachant les manœuvres d'Henri IV, le duc de Mayenne chef de la Ligue catholique décida de prendre la route de la Normandie, en renforçant au passage son armée de Suisses, lansquenets et autres Lorrains appuyé par le duc d'Aumale et le duc de Lorraine portant son armée à plus de 30 000 hommes. Le roi averti des desseins du duc de Mayenne prend le chemin avec 500 cavaliers, laissant son armée à Darnétal, vers la ville de Dieppe en passant par Bacqueville, où il lui était assuré de recevoir troupes, subsides et munitions promises par Élisabeth reine d’Angleterre. Il fut reçu les bras ouverts par Aymar de Chaste gouverneur de la ville de Dieppe qui s'était assuré quelques années plus tôt (19 mars 1584) la prise du château d'Arques pour le compte du roi Henri III. Pendant deux jours, il étudie le terrain autour de Dieppe et Arques en vue de contrer le duc de Mayenne. L'armée royale qui est toujours stationnée à Darnétal le rejoint quelques jours plus tard. Elle est de passage à Cailly le 2 septembre, puis le 3 à Torcy-le-Grand, le 4 à Envermeu où il la rejoint, de là il prend la décision d'attaquer la ville d'Eu. Il se dirige alors vers celle-ci, après quelques combats et canonnades la ville est prise le 6 septembre 1589, Mrs de Mont Saint Arpont est établi comme gouverneur de la ville. Henri IV couche au Tréport le soir. De retour à Arques le 8 septembre il commence les préparatifs de la défense. Pendant ce temps le duc de Mayenne arrive en vue de Gournay et s'en empare, file vers Drincourt (Neufchâtel-en-Bray). Le duc de Mayenne n'est plus qu'à deux jours de marches de Dieppe par la vallée. Sur ces nouvelles Henri IV décide de fortifier le plateau au sud du château pour bloquer cette vallée, apporte des canons avec des retranchements garnis de quatre compagnies de Suisses et d'artillerie ; cette préparation prit trois jours. Entre-temps, le duc de Mayenne fit tomber Drincourt et prend la direction de Dieppe. Mais, informé des mesures prises par son adversaire, le duc de Mayenne, au lieu de s’avancer directement sur Arques, passa la rivière l'Eaulne. Se trouvant ainsi au nord, il pouvait de là attaquer le village d’Arques du côté de la rivière et se porter vers le faubourg de Dieppe par le Polet où se trouve une hauteur qui domine la ville et le port. Ceci changea les plans d'Henri IV ; cette partie de la ville n'étaient pas défendue. Mais le duc de Mayenne continua sa marche en direction de Gamaches et Eu au nord de la Normandie, il reprit cette place au détriment des troupes royales : cela donna un répit à Henri IV. Jugeant qu’il serait imprudent de se laisser assiéger dans cette place, il préféra en défendre les approches et choisi à cet effet une position avantageuse. Il se rendit lui-même à Dieppe pour donner les ordres à la défense du Polet et fit retrancher ce faubourg avec une redoute, barricader les rues et y posta, pour en défendre les approches, un détachement de 900 hommes, sous les ordres du comte de Châtillon. Il fortifia la chaussée d'Arques à Martin-église sur la droite de Dieppe. Entre les deux villages que nous venons de nommer, existait une ancienne chapelle ou maladrerie (St Étienne) que le roi considéra comme un point très important. Il y fit faire un épaulement avec un fossé de dix pas de largeur, et de huit pieds de profondeur, lequel joignait le bâtiment à une colline boisée. Cette colline au sommet du retranchement était alors tellement garnie d’arbres et de buissons que la cavalerie ne pouvait y pénétrer sans rompre ses rangs et se mettre en désordre. Sur cette dernière à l'orée du bois, on éleva une batterie de deux couleuvrines. Le retranchement fut garni d’un régiment d’infanterie et d’un détachement de lansquenets. Entre la maladrerie et le village d’Arques jusqu’à la chaussée qui aboutit au chemin de Neuchâtel se trouve une plaine d’environ six cents pas. Le roi y plaça le gros de l’armée, ayant à sa gauche Arques et la Béthune, derrière lui la chaussée et à sa droite la colline, au pied de laquelle on fit un autre retranchement fortifié de deux redoutes armées de huit pièces de canon. Ce retranchement était en outre protégé, ainsi que les avenues du camp, par les canons du château d’Arques. C’est dans cette position que le roi attendit l’armée de la ligue. Elle ne tarda pas à paraître.

Le 15 septembre 1489 le duc de Mayenne se décida à bouger de Eu après avoir reçus quelques renforts venus d’Abbeville et pris la route côtière vers Dieppe. Il scinda sont armée en deux Le Duc de Nemours et lui placés chacun à la tête des deux armées. Arrivé en vue du Pollet il rencontra une vive résistance de la part des défenseurs et du Maréchal de Biron, après ces escarmouches et ayant perdu quelques dizaines d’hommes, Mayenne décida de s'installer dans le village de Martin-église. Durant cinq jours le Duc ne tenta rien excepté une attaque au guet de Bouteille sur la rivière d'Arques à mi-chemin entre Dieppe et Arques dans les marais. Le 21 septembre à l'aube Henri IV et prévenu que l'ennemi et en ordre de bataille

Récit de la bataille......Bientôt

La bataille ayant durée toute la matinée du 21 septembre se prolongea jusqu'en début d’après-midi. La victoire d'Henri IV ne fut pas définitive et le duc de Mayenne ne se résigna pas à sa défaite. Ce dernier retourna sur ces positions conquises avant la bataille, et résolut de rester trois jours dans ses quartiers de Martin-église. Pendant ce temps le parti royal ne resta pas flegmatique et s’en va battre la campagne alentour. L'un de ces groupes arrêta un convoi destiné à la Ligue d'une vingtaine de charrette comprenant quarante tonneaux de poudre, trois cents boulets pour canons et couleuvrines. A Dieppe vint l’arrivée le 23 septembre, de treize vaisseaux anglais envoyés par la reine d’Angleterre, remplis de munitions et de denrées ainsi que monnaies sonnantes et trébuchantes (les finances du roi en furent soulagées) une cinquantaine d'homme d'armes faisant partie du convoi. Le 24 vers minuit, les troupes de la Ligue prirent congé de leur position à Martin église. A cause de leur départ soudain, les lieutenants d'Henri IV crurent à une retraite générale, mais le Duc de Mayenne entreprit de passer les rivières la Bethune et la Varenne plus au nord dans un village nommé Torcy à 10 km d'Arques. Il remonta ainsi la vallée par le sud, attaqua le château et en fit le siège de même que pour la ville de Dieppe. Le roi ayant abandonné Arques quelques jours plus tôt, en laissant une garde au château de 500 hommes d'armes, vint séjourner à Dieppe pour la suite des opérations. Les troupes de la Ligue investissaient le bourg d'Arques, mirent en batterie quelques canons et couleuvrines que les troupes du château s’empressèrent de détruite et chassa dans les jours suivant l’ennemi du dit bourg. C'est durant ces escarmouches et de tir de canon qu'un boulet est resté fiché dans une des tours du château. Pour Dieppe, Henri IV fit bâtir des retranchements sur la hauteur du château, les troupes de la Ligue ayant pris place au village de Bouteille entre Arques et Dieppe mirent en batterie des canons qui menaçaient la porte de la Barre. Les habitants furent réquisitionnés pour bâtir devant la porte un tas de fumier où les boulets se perdirent. Après quelques tirs et des dégâts minimes dans la ville, les batteries royales ruinèrent très vite la batterie ligueuse. Il était arrivé entre-temps un régiment de quatorze cents Ecossais. Cette troupe fut mise à l'épreuve avec un régiment de cavalier pour déloger ses troupes du village de Bouteille ou ils trouvèrent les plates-formes et gabions de l’artillerie vides. Le 6 octobre, les nouvelles de l'arrivée de l'armée royale de Picardie arrivèrent au duc de Mayenne, de son armée vaincue et à demi ruinée par les troupes royales et les désertions, il estimait qu'il ne restait plus que 18 000 mille hommes. Il leva le camp en direction des Pays-bas où les Espagnols lui promettaient des troupes de secours. Il fut poursuivi pendant deux jours par Henri IV, celui-ci revint ensuite à Dieppe ; de nouveau renfort anglais lui étaient parvenu. Il partit à la tête de sept cents cavaliers rejoindre son armée et firent leur jonction près de Gamache et reprit ensuite la ville d'Eu aux ligueurs. Les forces royales grossies de celle de Picardie étaient estimées alors à 14 000 mille fantassins et 4 000 cavaliers. Le duc de Mayenne ne pouvait que rester impuissant et consterné devant de tels succès. La bataille d'Arques faillit amener à la prise de Paris. Quelque temps après, le roi prit la direction de la capitale encore insoumise à son autorité. Mais cette victoire ne sera acquise qu'après la bataille d'Ivry le 14 mars 1590 entre les mêmes belligérants. Ces deux villes Arques et Ivry portent aujourd'hui le déterminant complémentaire « la bataille » en souvenir.

Carte des lieux de la bataille

Mise à Jour 24/11/2017
Association loi 1901
2012-2017 Sauvegardons le château d'Arques
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